Françoise Ged

Protection du patrimoine architectural, urbain et paysager en France

Histoire, archéologie et société - conférences académiques franco-chinoises, Cahier 2

Responsable de l’Observatoire de l’architecture de la Chine contemporaine Ministère de la culture et de la communication La France et la Chine ont en commun de disposer d’un patrimoine d’une grande richesse : patrimoine architectural remarquable des villes et patrimoine architectural du quotidien. Sa qualité est liée au savoir-faire des hommes, au choix des sites et aux transformations successives que l’usage a imposé. Je commencerai par identifier brièvement les points communs et les différences entre les deux pays, puis j’évoquerai l’apparente contradiction entre patrimoine et modernité, avant d’exposer les principales étapes de la législation en France, les procédures et les compétences humaines nécessaires à l’application d’une véritable politique de mise en valeur durable des sites et des centres anciens.

Pingfang Xu

La structure urbaine du vieux Pékin et sa protection

Histoire, archéologie et société - conférences académiques franco-chinoises, Cahier 1

Capitale sous les Ming et les Qing, Pékin est généralement reconnue comme la dernière réalisation classique de l’architecture urbaine chinoise. Elle a été érigée à l’emplacement de Dadu, ou Cambaluc, la « Grande Capitale » des Yuan. Xu Da, le fameux général du début des Ming, ramena la muraille nord à hauteur des portes Desheng et Anding en 1368, mais celle du sud (située sous les Yuan au niveau de l’avenue Chang’an) a dû attendre que la ville redevienne capitale, en 1419, pendant le règne de l’empereur Yongle, pour être déplacée sur la ligne qui relie les portes Zhengyang, Chongwen et Xuanwu. Les limites de ce qu’on appelle la ville intérieure étaient fixées. Le vieux Pékin n’a néanmoins trouvé son visage définitif que deux siècles plus tard, avec la construction de la ville extérieure en 1553, durant le règne de l’empereur Jiajing.